DENIOS SARL
21 rue de la Sucrerie
27550 Nassandres
Tel.: 02 32 47 46 95
Email: info@denios.fr
Internet: www.denios.fr

Manipulation en toute sécurité des matières biologiques dans les laboratoires de microbiologie

La manipulation sûre des agents biologiques et des organismes génétiquement modifiés constitue un élément essentiel du travail en laboratoire.
Pour minimiser les risques et garantir la sécurité au poste de travail dans un laboratoire de microbiologie, il est indispensable de posséder une connaissance approfondie des dangers potentiels ainsi que des mesures de protection appropriées.

Dans cet article, vous découvrirez les principes fondamentaux des Bonnes Pratiques de Microbiologie (BPM) et trouverez des conseils pratiques pour renforcer la sécurité au quotidien dans votre laboratoire.

Risques potentiels en laboratoire microbiologique

Classification des agents biologiques : aperçu des quatre groupes de risque

Dans les laboratoires de microbiologie, les collaborateurs travaillent quotidiennement avec une grande variété d’agents biologiques : champignons, protozoaires, bactéries et virus, mais aussi organismes génétiquement modifiés.
Tous partagent une caractéristique commune : la capacité de se reproduire et de transmettre du matériel génétique.
Certains de ces agents biologiques ne présentent pas de danger particulier : c’est le cas, par exemple, des levures utilisées dans la production alimentaire.
D’autres, en revanche, peuvent provoquer des infections, des réactions allergiques ou divers effets nuisibles sur la santé humaine.

Afin d’évaluer leur potentiel de danger, les agents biologiques sont classés en quatre groupes de risque (1 à 4) conformément à la Biostoff‑Verordnung (BioStoffV, la réglementation allemande relative aux substances biologiques) selon le niveau de risque infectieux qu’ils présentent.

Groupe de risque Danger pour l’homme
Groupe de risque 1 (RG 1) Agents biologiques pour lesquels il est peu probable qu’ils provoquent une maladie chez l’être humain.
Groupe de risque 2 (RG 2) Agents biologiques susceptibles de provoquer une maladie chez l’être humain et pouvant représenter un danger pour les travailleurs. Une propagation au sein de la population est improbable. Une prévention ou un traitement efficace est généralement possible.
Groupe de risque 3 (RG 3) Agents biologiques pouvant provoquer une maladie grave chez l’être humain et représenter un danger sérieux pour les travailleurs. Le risque de propagation dans la population peut exister, mais une prévention ou un traitement efficace est généralement possible.
Groupe de risque 4 (RG 4) Agents biologiques provoquant une maladie grave chez l’être humain et constituant un danger sérieux pour les travailleurs. Le risque de propagation dans la population peut, dans certains cas, être élevé. Une prévention ou un traitement efficace n’est normalement pas possible.

Dans le cadre de l’évaluation des risques prévue à l’article 5 de la loi allemande sur la protection du travail (ArbSchG), l’employeur est tenu d’évaluer, avant le début des travaux, les dangers liés aux activités impliquant des agents biologiques, et de déterminer les mesures de protection appropriées.

Cette évaluation doit notamment prendre en compte :

  • l’identité des agents biologiques concernés,

  • leur classification dans un groupe de risque,

  • leurs modes de transmission.

Il convient également d’évaluer leurs effets sensibilisants ou toxiques possibles, ainsi que les voies d’exposition pertinentes. Le tout en tenant compte des processus opérationnels, des méthodes de travail et des équipements utilisés.

Dans la plupart des laboratoires, le personnel travaille avec des agents biologiques des groupes de risque 1 ou 2.
Les remarques et recommandations suivantes s’appliquent donc spécifiquement à ces groupes d’agents.

Risques liés à une hygiène insuffisante au laboratoire

Même de petites négligences au laboratoire peuvent suffire à créer des chaînes d’infection ou à favoriser la propagation incontrôlée d’agents biologiques.
Si les postes de travail ne sont pas nettoyés et désinfectés de manière systématique, les agents biologiques peuvent se répandre à l’insu du personnel.
De même, des manquements dans les procédures de travail comme quitter le poste sans se désinfecter les mains peuvent contribuer à la dissémination accidentelle de micro‑organismes.

C’est précisément là qu’interviennent les principes des Bonnes Pratiques de Microbiologie (BPM) : leur objectif est de prévenir les contaminations, empêcher la propagation d’agents biologiques et interrompre rapidement toute chaîne d’infection.
Elles reposent notamment sur :

  • un poste de travail propre et organisé,

  • une désinfection rigoureuse des surfaces,

  • une hygiène des mains soigneuse,

  • et un comportement de travail prudent et consciencieux.

Quel que soit le niveau de confinement du laboratoire, les BPM constituent la base d’une protection efficace.
Leur application rigoureuse permet de réduire considérablement les risques d’infection, de contamination et d’effets nocifs sur la santé.
À partir du niveau de confinement 2, il est nécessaire d’appliquer des mesures et règles supplémentaires pour la manipulation des agents biologiques.

Règles de base des Bonnes Pratiques de Microbiologie (BPM)

Les règles des Bonnes Pratiques de Microbiologie (BPM) visent à prévenir efficacement la dissémination de contaminations dans les laboratoires microbiologiques et à établir une base d’hygiène solide pour un travail en toute sécurité.
Elles s’appliquent quel que soit le niveau de confinement du laboratoire.

Lors des travaux impliquant des agents biologiques appartenant au groupe de risque 2 ou supérieur, des mesures de protection supplémentaires doivent être mises en œuvre, adaptées au niveau de danger plus élevé associé à ces substances.

1
Postes de travail propres et ordonnés
2
Hygiène rigoureuse des mains
3
Éviter la formation d’aérosols
4
Éviter l’ingestion d’agents biologiques
5
Réduire le risque de blessure causé par des instruments tranchants
6
Utiliser les équipements de protection individuelle (EPI)
7
Formation initiale et formation continue
8
Garder les fenêtres et les portes fermées
9
Lutte antiparasitaire en laboratoire
10
Contrôle régulier des agents biologiques

1. Postes de travail propres et ordonnés

Une règle fondamentale des Bonnes Pratiques de Microbiologie (BPM) consiste à maintenir propreté et ordre sur le poste de travail.
Ce n’est que si les surfaces de travail sont dégagées et organisées que l’on conserve une bonne vue d’ensemble des instruments utilisés et que l’on réduit le risque de renverser accidentellement des appareils ou des échantillons.

Si, malgré tout, un déversement d’agents biologiques se produit, la zone concernée doit être immédiatement nettoyée et désinfectée.
L’efficacité de la désinfection dépend directement du choix du désinfectant approprié et du respect du temps de contact prescrit.
Une application rigoureuse de ces mesures évite toute propagation vers d’autres postes de travail ou surfaces.

À retenir :

  • Maintenir les surfaces de travail toujours dégagées et ordonnées

  • Nettoyer et désinfecter immédiatement toute surface contaminée

  • Utiliser un désinfectant approprié et respecter le temps de contact indiqué

2. Hygiène rigoureuse des mains

Une hygiène rigoureuse des mains est essentielle pour éviter la dissémination d’agents biologiques et réduire les risques d’infection.
Les mains doivent être lavées non seulement en fin de journée et avant les pauses, mais aussi chaque fois qu’une tâche est terminée.
Après le lavage, il convient d’appliquer une crème de soin adaptée pour préserver la peau.

Une attention particulière doit être portée aux plaies ouvertes, car elles augmentent considérablement le risque d’infection.


Selon la nature de l’agent biologique manipulé, des mesures de protection spécifiques peuvent être nécessaires : dans de nombreux cas, des gants adaptés suffisent à protéger la plaie ; toutefois, un arrêt temporaire des activités peut s’imposer dans certaines situations.

À retenir :

  • Se laver soigneusement les mains en quittant la zone de travail et, si nécessaire, les désinfecter

  • Hydrater régulièrement les mains après lavage

  • Protéger les plaies ouvertes à l’aide de gants appropriés

3. Éviter la formation d’aérosols

Selon la Caisse professionnelle des matières premières et de l’industrie chimique (BG RCI), les bioaérosols comptent aujourd’hui parmi les principales sources d’infection en laboratoire. Les aérosols sont de minuscules gouttelettes ou particules en suspension dans l’air, susceptibles de se diffuser dans la pièce et d’être facilement inhalées. En laboratoire, des bioaérosols peuvent se former lors d’activités telles que le transvasement de liquides de culture ou le repiquage de micro‑organismes.

Ces particules présentent un risque particulier, car les micro‑organismes qu’elles contiennent peuvent se propager dans l’air et rester viables pendant une longue période.
Une fois inhalés, ils pénètrent dans l’organisme par les muqueuses et peuvent provoquer des infections. C’est pourquoi toute opération susceptible de générer des aérosols doit être effectuée dans une enceinte de sécurité microbiologique (PSM / hotte microbiologique).

À retenir :

  • Éviter la formation d’aérosols lors des manipulations

  • Effectuer les travaux dans une enceinte de sécurité microbiologique

Paillasses de sécurité microbiologique : protection lors des activités générant des aérosols

Les postes de sécurité microbiologique conformes à la norme EN 12469 sont utilisés dans les laboratoires afin de protéger le personnel, les échantillons et l’environnement de travail des dangers liés à la manipulation d’agents biologiques.
Ils créent un espace de travail contrôlé, caractérisé par une circulation d’air dirigée et une filtration spécifique, empêchant ainsi que des micro‑organismes dangereux ne s’échappent dans la pièce, notamment lors d’opérations susceptibles de générer des bioaérosols.

À l’intérieur du poste, l’air passe à travers des filtres HEPA, garantissant une purification efficace et assurant la protection simultanée de l’utilisateur, du produit et de l’environnement.
Le flux d’air empêche les particules contaminées de s’échapper du plan de travail tout en protégeant les échantillons des contaminations extérieures.
Selon le niveau de risque ou les exigences spécifiques, il existe différentes classes de postes de sécurité microbiologique, adaptées à chaque application.

Les postes de sécurité microbiologique sont indispensables lorsque l’on manipule des agents biologiques capables de produire des aérosols, par exemple lors de pipetages, repiquages ou autres manipulations de cultures.
Dans ces situations, ils offrent une barrière efficace contre la dissémination de micro‑organismes et contribuent de manière décisive à la sécurité au laboratoire.

4. Éviter l’ingestion d’agents biologiques

Sans s’en rendre compte, les humains se touchent le visage toutes les quelques minutes que ce soit les yeux, le nez ou la bouche.
En laboratoire, ce geste anodin peut être particulièrement dangereux : il favorise la pénétration d’agents biologiques dans l’organisme, soit par les muqueuses, soit par ingestion accidentelle.
Il est donc essentiel d’éviter autant que possible de se toucher le visage afin de réduire le risque de contamination.

Pour cette même raison, la nourriture n’a pas sa place dans un laboratoire.
Les collations doivent être consommées uniquement dans la salle de pause, afin d’éviter toute ingestion involontaire de substances contaminées.
De plus, il est strictement interdit de manger, boire, fumer, mâcher du chewing‑gum ou d’utiliser des produits cosmétiques dans les zones de travail.
Le pipetage à la bouche est également formellement interdit : il faut toujours utiliser des systèmes de pipetage mécaniques ou électroniques.

À retenir :

  • Éviter de se toucher le visage avec les mains

  • Ne manger, ne boire ni fumer dans les zones de travail

  • Ne pas utiliser de produits cosmétiques en laboratoire

  • Ne pas introduire de nourriture dans le laboratoire

  • Utiliser toujours des aides au pipetage (jamais la bouche)

5. Réduire le risque de blessure causé par des instruments tranchants

Les blessures causées par des instruments tranchants ou pointus présentent un risque élevé, car elles peuvent permettre à des agents biologiques de pénétrer directement dans l’organisme et ainsi provoquer des infections.
C’est pourquoi l’utilisation d’aiguilles, de lames et d’instruments similaires doit être strictement limitée au minimum nécessaire.
La solution la plus sûre consiste à utiliser des dispositifs de sécurité conçus pour éliminer dès le départ le risque de piqûre accidentelle.

Le recapping, c’est‑à‑dire le repositionnement du capuchon de protection sur une aiguille usagée, est particulièrement dangereux : cette pratique est désormais formellement interdite, car elle est à l’origine de nombreux accidents.

Les aiguilles et instruments pointus utilisés doivent toujours être jetés dans des conteneurs rigides, résistants à la perforation et fermables, afin de protéger non seulement l’utilisateur, mais aussi toute autre personne pouvant manipuler les déchets, comme le personnel d’entretien.

À retenir :

  • Limiter l’utilisation de seringues, aiguilles et instruments tranchants au strict nécessaire

  • Ne jamais recapuchonner une aiguille utilisée

  • Éliminer les instruments usagés dans des conteneurs rigides et résistants à la perforation

6. Utiliser les équipements de protection individuelle (EPI)

Un élément essentiel du travail en laboratoire est l’équipement de protection individuelle (EPI).
Il constitue une barrière directe entre le collaborateur et les agents biologiques, réduisant ainsi considérablement le risque de contamination.

L’équipement standard en laboratoire comprend :

  • une blouse de laboratoire fermée,

  • des gants de protection,

  • et des lunettes de sécurité.

Lors de manipulations susceptibles de provoquer des éclaboussures, une visière ou un écran facial peut également être nécessaire.
Les gants doivent être changés régulièrement, en particulier en cas de détérioration ou de contamination.

Avant de quitter la zone de travail, l’EPI doit être retiré et conservé séparément des vêtements personnels afin d’éviter toute propagation accidentelle d’agents biologiques vers d’autres zones, comme la salle de pause ou le domicile.
Il est donc indispensable de disposer d’un espace de rangement distinct pour les vêtements de protection et les vêtements de ville, par exemple un casier à double compartiment.

À retenir :

  • Porter une blouse de laboratoire fermée

  • Utiliser des lunettes de sécurité et, si nécessaire, une protection faciale

  • Porter des gants de protection et les changer en cas de dommage ou de contamination

  • Ne pas porter la tenue de protection en dehors de la zone de travail

7. Formation initiale et formation continue

Une intégration soignée des nouveaux collaborateurs est indispensable.
Les collègues débutants ont besoin d’une formation approfondie, d’un accompagnement étroit et d’un encadrement attentif pour pouvoir évoluer en toute sécurité au sein du laboratoire.

Parallèlement, même les employés expérimentés doivent actualiser régulièrement leurs connaissances afin de maintenir un haut niveau de conscience en matière de sécurité et de réduire durablement les risques.
Pour cette raison, une formation spécifique au poste de travail doit être organisée chaque année.

À retenir :

  • Former et informer en détail les nouveaux collaborateurs

  • Encadrer de près les personnels inexpérimentés

  • Organiser une formation annuelle obligatoire pour tout le personnel

8. Garder les fenêtres et les portes fermées

Les fenêtres et portes du laboratoire doivent rester fermées en permanence pendant les travaux.
Des ouvertures laissées involontairement peuvent permettre à des agents biologiques de s’échapper, par exemple via des insectes ou des courants d’air.
Le maintien systématique des portes et fenêtres fermées constitue une mesure simple mais essentielle pour empêcher toute dissémination d’agents biologiques à l’extérieur du laboratoire.

À retenir :

  • Garder les fenêtres et les portes fermées pendant toute la durée des travaux

9. Lutte antiparasitaire en laboratoire

Les nuisibles présents dans le laboratoire doivent être éliminés régulièrement et de manière professionnelle.
Des populations non contrôlées peuvent en effet transporter des agents biologiques et les disséminer involontairement, que ce soit dans d’autres zones du laboratoire ou à l’extérieur, dans l’environnement.
Une lutte antiparasitaire rigoureuse et systématique contribue donc de façon déterminante à la sécurité et à l’hygiène du laboratoire.

À retenir :

  • Contrôler régulièrement le laboratoire afin de détecter toute présence de nuisibles

  • Mettre immédiatement en œuvre des mesures adaptées en cas d’infestation

  • Appliquer des actions préventives pour éviter toute apparition de nuisibles

10. Contrôle régulier des agents biologiques

À intervalles réguliers, l’identité des agents biologiques doit être vérifiée.
Cette vérification permet de s’assurer que leurs caractéristiques biologiques essentielles demeurent inchangées et que le niveau de risque associé peut être correctement évalué.

À retenir :

  • Contrôler régulièrement les agents biologiques quant à leur identité et leurs propriétés

  • Réévaluer en continu le potentiel de danger lié à leur manipulation

Mesures complémentaires pour les agents biologiques de classe 2

Les agents biologiques du groupe de risque 2 peuvent provoquer des maladies chez l’être humain et représentent donc un risque accru pour le personnel de laboratoire.
C’est pourquoi les règles fondamentales des Bonnes Pratiques de Microbiologie (BPM) doivent, pour la manipulation de ces agents pathogènes, être complétées par des mesures de protection supplémentaires.

Exigences structurelles et techniques

Les laboratoires manipulant des agents biologiques doivent répondre à des exigences structurelles et techniques strictes afin de garantir la sécurité et l’hygiène.


Cela inclut notamment :

  • une signalisation claire du niveau de confinement concerné (1 à 4),

  • et la mise en place de règles d’accès strictes.

Les activités susceptibles de générer des aérosols doivent impérativement être réalisées sous une enceinte de sécurité microbiologique.

Une distinction importante doit être faite entre laboratoires biologiques et salles blanches (cleanrooms) au sens des Bonnes Pratiques de Fabrication (GMP) :

  • dans une salle blanche, aucun particule, poussière ou contaminant extérieur ne doit pénétrer afin d’assurer la qualité du produit ;

  • dans un laboratoire biologique, c’est l’inverse : aucune substance biologiquement active, contamination de l’air ou particule infectée ne doit quitter le local.

L’air du laboratoire doit donc être en permanence maintenu en dépression par rapport à l’extérieur, empêchant toute fuite d’agents biologiques.
Les systèmes de ventilation et de filtration de l’air sont soumis à des normes exigeantes :

  • pour le niveau S3, utilisation de filtres HEPA haute performance sur l’air extrait,

  • pour le niveau S4, filtration à la fois de l’air extrait et de l’air entrant.

Des autoclaves doivent être installés dans le bâtiment afin d’assurer l’inactivation complète et sûre des déchets et objets contaminés avant toute sortie du laboratoire.
À partir du niveau de sécurité S2, la présence d’équipements de décontamination et de lavage est obligatoire.
Lors de la sortie des zones de confinement, des douches de décontamination sont :

  • recommandées pour S3,

  • obligatoires pour S4.

Les plans de travail et surfaces doivent être conçus de manière à pouvoir être nettoyés et désinfectés facilement et rapidement en cas de contamination.

Mesures organisationnelles complémentaires

À partir du niveau de sécurité S2 (lors de travaux impliquant des agents pathogènes humains répertoriés) et pour les niveaux S3 et S4, un accès restreint est obligatoire, réservé aux personnels connus et soumis à un contrôle d’identité.

Élaboration d’un plan d’hygiène

Pour les travaux avec des agents biologiques du groupe de risque 2, ainsi qu’avec des agents sensibilisants ou toxiques, la réglementation allemande sur les substances biologiques (BioStoffV) impose la mise en place d’un plan d’hygiène.

Ce plan définit concrètement :

  • qui intervient,

  • dans quels secteurs ou sur quels matériaux,

  • à quel moment les mesures doivent être exécutées,

  • avec quels produits et méthodes,

  • et comment les procédures doivent être réalisées dans le détail.

Une planification et une documentation systématiques garantissent ainsi que toutes les mesures d’hygiène nécessaires sont appliquées de manière sûre et traçable pour la manipulation d’agents pathogènes.

Équipements de protection individuelle (EPI)

Lors de la manipulation d’agents biologiques du groupe 2, en plus des vêtements de protection prévus par les Bonnes Pratiques de Microbiologie, le port de gants adaptés est essentiel.
Ces gants doivent présenter :

  • une excellente résistance aux bactéries, moisissures et spores,

  • et avoir réussi les tests de pénétration normalisés du fabricant.

Lors du travail avec des virus, la vigilance doit être renforcée : les virus étant beaucoup plus petits que les bactéries ou spores fongiques, ils peuvent pénétrer à travers certains matériaux de gants.
Il est donc recommandé de porter deux paires de gants superposées afin d’augmenter la protection.

  • En zone S3, le port d’une protection intégrale est exigé.

  • En zone S4, cette protection doit être complétée par un système respiratoire autonome, indépendant de l’air ambiant.

Désinfection dans le cadre de l’hygiène des mains

Outre le lavage régulier et le soin de la peau, la désinfection des mains joue un rôle crucial lors de manipulations d’agents pathogènes.
Même en respectant toutes les précautions, des microfissures dans les gants peuvent permettre à des agents biologiques de pénétrer jusqu’à la peau.
Il est donc indispensable de désinfecter les mains après le retrait des gants.

Pour garantir l’efficacité de la désinfection, il faut éviter de porter tout bijou, alliance, montre ou accessoire qui pourrait empêcher un nettoyage complet.

Contactez-nous !

Que ce soit par téléphone, par email ou en personne dans vos locaux, nous serons heureux de vous aider et de vous conseiller. Prenez contact avec nous !

Téléphone 02 32 47 46 95

Articles similaires

Article

Laborabzüge mit Ejektortechnik oder Frontschieber? Der Technikvergleich.

In vielen Laboren werden klassische Laborabzüge mit Frontschieber eingesetzt. In der Praxis bedeutet das Arbeiten hinter der Scheibe jedoch oft erhebliche Abstriche. Die Alternative heißt Ejektortechnik: Wir haben beide Systeme gegenüber gestellt und zeigen Ihnen, welches System die Nase vorn hat.

En savoir plus
Guide produits

Laborbedarf: Sicher arbeiten im Labor

In Laboren wird mit verschiedensten Gefahrstoffen auf unterschiedlichste Art und Weise gearbeitet. Durch die richtige Maßnahmenkombination lassen sich Gefährdungen wirksam reduzieren. Hierfür bietet Ihnen DENIOS ein umfangreiches Produktprogramm für Laborsicherheit, das keine Wünsche offen lässt.

En savoir plus
Étude de cas

Labor- und Beprobungsarbeiten im Container bei der Hugo Häffner Vertrieb GmbH & Co. KG

Um Beprobungs- und Laborarbeiten aus den bestehenden Geschäftsräumen ausgliedern zu können, realisierte DENIOS mit der Hugo Häffner Vertrieb GmbH & Co. KG eine Containerlösung. Eine installierte Schadstofferfassungsanlage schützt die Mitarbeiter bei der Arbeit.

En savoir plus
Checklist

Gefährliche Laborabfälle sicher sammeln und beseitigen

10 Anforderungen, die Sie bei der Handhabung von Laborabfällen beachten sollten.

En savoir plus
Communiqué

Wenn´s im Labor zu eng wird: Der Plug & Lab Laborcontainer von DENIOS

23.08.2024 | Damit gehören Platzprobleme der Vergangenheit an: DENIOS präsentiert mit dem neuen Plug & Lab Laborcontainer eine anschlussfertige Lösung, um Laborkapazitäten schnell und kostengünstig zu erweitern.

En savoir plus
Guide

Reinräume: Alles, was Sie über Planung, Ausstattung und Betrieb wissen müssen

Reinräume schaffen kontrollierte Bedingungen und garantieren höchste Reinheitsstandards. Doch wie plant man einen Reinraum richtig? Welche Ausstattung ist erforderlich? Und worauf kommt es im Betrieb an? Dieser Ratgeber bietet Ihnen einen umfassenden Überblick.

En savoir plus
i

Le plus grand soin a été apporté à la réalisation de cette page et à la collecte de données exactes et complètes. DENIOS ne garantit pas l'actualité, l'exhaustivité et l'exactitude de toutes les informations contenues dans cette page et décline toute responsabilité pour tout dommage découlant de façon directe ou indirecte de leur utilisation. Dans tous les cas, veuillez respecter la législation actuelle et locale.

Nous nous ferons un plaisir de vous conseiller!

Appelez-nous ou remplissez le formulaire et nous vous répondrons dans les plus brefs délais.

Lun - Jeu : 08:00 - 17:30 | Ven : 08:00 - 16:00